Chroniques de rando #1 – Notre Dame La Brune

Illustration de Antonin Briand

Par Aya Gogishvili

Est ce que vous aimez marcher? Randonner? Simplement vous balader?

Vous est-il déjà arrivé de découvrir des lieux étranges, étonnants, beaux, émouvants lors de vos expéditions?

Laissez-nous vous conter nos petites et grandes découvertes pour vous permettre, à votre tour, de partir à l’aventure… 

Notre Dame la Brune est un prieuré en ruines, près du col d’Aleyrac. Il se situe entre la Bégude-de-Mazenc et Salles-sous-Bois, dans la Drôme Provençale. Datant du XIIè siècle, le lieu comptait à l’origine un couvent de religieuses bénédictines qui fut déserté au XIVè siècle, période à laquelle les nonnes furent contraintes de s’exiler à Valréas. Quelques années après, l’église fut vendue à une riche famille et tomba peu à peu en ruines. Complètement isolée, lorsque l’on suit le chemin menant à elle, ses pierres semblent apparaître comme par magie au beau milieu de la verdure, et il semble en effet que les moniales ne se soient pas implantées là par hasard: outre un chemin de pèlerinage très emprunté au Moyen-Âge qui passe non loin, on y trouve le lieu caché de sources miraculeuses. Sur les sept mentionnées à l’origine, il n’en subsiste que deux. Toujours est-il qu’on y venait pour obtenir la guérison de maux de tête, maladies de peau et problèmes oculaires. Peut-être que l’emplacement de ces sources constituait un lieu sacré pour un quelconque culte païen? Cela aurait expliqué en partie l’implantation de la communauté bénédictine, pour évangéliser le lieu…

En m’y promenant au détour d’un chemin, j’ai été frappée par la paix et le mystère qui se dégagent du lieu. Les ruines à l’aspect romantique semblent tout droit sorties d’un poème de Lamartine, et on s’y sent envahi par une étrange et profonde douceur. Plus bas, la végétation luxuriante entoure les sources miraculeuses, et en rafraîchissant son front de cette eau claire, on pourrait presque jurer avoir entraperçu une fée…

Il est de ces lieux qui semblent hors du temps, une sorte de bulle temporelle préservant l’inexplicable poésie de leurs vieilles pierres.

Je ne saurais que trop vous conseiller de venir vous allonger sur l’herbe verte qui a envahi le cœur de Notre Dame la Brune, et de laisser aller vos pensées là où les soucis n’ont plus cours. Vous verrez, on y oublie rapidement qu’autour, il existe toujours un monde…

Aya, pour Voyage en Terres Contées.

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