Urbexplos de voyage en terres cachées – La fonderie #3

Illustration de Antonin Briand

Par Aya Gogishvili

Après cette séance photo du plus bel effet, nos deux aventuriers du dimanche continuent leur exploration. Les pièces plus ou moins plongées dans le noir défilent, au milieu de verres brisés et de restes d’affaires laissées là par de probables anciens squatteurs. Stélan prend en photo des verres brisés sur une étagère. Aya s’intéresse à une vieille boîte aux lettres rouillée. Friande de contenus creepy sur internet, elle a une vague pensée pour ces histoires d’horreur dont elle aime parfois entendre le récit. L’ambiance légèrement lourde de ces pièces abandonnées ferait un très joli décor pour l’une d’entre elles…

Quelques minutes de balade silencieuse plus tard, le bâtiment débouche sur une sorte de rotonde, dont l’un des murs semble être en polystyrène. Stélan confirme leur impression en donnant trois coups de son index droit. Toc, toc, toc. Oui, c’est bien du polystyrène. Ils continuent leur exploration vers un terrain vague aux allures de marais, au bout duquel est situé un hangar. Le tableau leur paraît beau : un terrain inondé et boisé, au léger relent de pourriture, au milieu duquel trône une sorte de cage. Une nouvelle photo s’impose.

Notre duo se dirige ensuite vers le hangar en question, au sein duquel ils tombent sur un grand panneau électrique tagué par les anciens visiteurs du lieu. Détaillant chacun des fils et des boutons aux inscriptions mystérieuses, les deux amis tentent de comprendre l’utilité des commandes. Sans succès, bien évidemment. Ils préfèreront s’arrêter sur l’un d’entre eux, au-dessus duquel est écrit: « Marcia ». Aya se met à chanter la chanson bien connue des Rita Mitsouko, pendant que Stélan la filme pour immortaliser le moment. Et c’est la mort qui t’a assassinée, Marcia… C’est le sourire aux lèvres qu’ils reprennent leur exploration.

A travers les fourrés, ils cherchent des salles qu’ils n’auraient pas encore visitées. Et c’est une grande flaque dans laquelle se reflète la carcasse nue du toit de l’usine qui cette fois-ci attirera leur attention. Qu’elle est poétique, la civilisation en friche…

Aya et Stélan s’avancent encore, et suivent le tracé d’un rail suspendu, au bout duquel pend un énorme crochet métallique de couleur bleue. La jeune femme s’y suspend, et tente de s’y balancer maladroitement.

« J’ai eu peur pour toi, tu n’as pas vu mais toute l’installation a bougé quand tu as fait ça… » Aya rit, un peu gênée. Pourtant, il y avait marqué 1000kg sur le crochet… Rien ne s’est écroulé, tant mieux. Le crochet a en fait bougé sur son axe.

Les deux aventuriers du dimanche continuent leur progression à travers la végétation, et atteignent l’un des murs d’enceinte. Un peu plus loin, il y a une tour qui ressemble à un petit château d’eau. Excités comme deux gamins, ils s’y rendent sans attendre, avec le projet d’y monter.

[A suivre…]

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