Carnets de voyage – Villi, le facteur Cheval islandais


Dans son atelier, l’artiste est facilement reconnaissable. Sous sa casquette ornée de deux ailes empaillées qui lui donnent un curieux air d’Astérix, ils sculpte de petites vertèbres pour en faire des pendentifs et des porte-clés à l’attention des touristes. Les deux voyageuses n’en finissent pas de se délecter de ces trésors qui n’ont, curieusement, rien de mortifère. C’est amusant comme parfois, les éléments que nous associons spontanément à la mort semblent faire rejaillir la vie quand on s’y attend le moins.

Carnets de voyage – Un karaoke en plein air au cœur de Berlin


Quand la chanson s’est terminée, je me suis redressée en criant, en même temps que tous les gens assemblés là, pour lui faire une ovation digne d’une rock star. Parce que sans le savoir, ce jour-là, cette jeune femme ivre venu de l’autre bout du monde a rallumé quelque chose qui s’était éteint et qui brûle encore en moi à chaque fois que je prends un micro. Cette soif inextinguible de communion humaine, d’émotions, de son pur. Et même si j’ai longtemps regretté de ne pas avoir eu le courage de chanter ce jour-là, j’ai bon espoir d’y retourner un jour, et de hurler à pleins poumons ce « I love Rock’N roll » que j’ai depuis appris par cœur, me faisant la promesse secrète de ne plus jamais me dégonfler.

Carnets de voyage – Kou, une rivière du Burkina Faso


En février 2018, à l’occasion du mariage de ma cousine Alice, une partie de ma famille s’est rendue au Burkina Faso pendant une dizaine de jours. Après les festivités à Ouagadougou, nous avons pris quelques jours pour voir un peu du pays. Quand je repense à ce séjour, c’est d’abord la chaleur qui refait surface. La chaleur suffocante qui nous a pris la gorge à peine descendus de l’avion. La chaleur et le sable rouge qui couvrait en permanence nos peaux en sueur, dessinant de petits sillons vermeils dans le creux de nos coudes et de nos genoux. Je me souviens des quelques villes que nous avons traversées, où le bitume était si rare que pour se retrouver, on se donnait rendez-vous au troisième ou au quatrième « goudron » après telle ou telle échoppe. Je revois aussi, le cœur en émoi, les colibris qui butinaient autour de la table de nos petits-déjeuners. 

Comment faire son sac pour partir en randonnée ?


Avec l’été approchant, revient la saison de la liberté et du soleil. C’est l’occasion de souffler, de se réénergiser avant le démarrage d’une nouvelle année, pour celles et ceux qui ont des vacances. Il y a mille et unes manières d’occuper son temps libre. Mais un grand nombre d’entre vous vont, je le sais, reprendre la route et s’adonner à une activité que nous affectionnons nous aussi tout particulièrement : la randonnée!

Demeures insolites #3 – La Maison sculptée 2/2


« Dans le milieu de l’art, le meilleur chemin n’est pas forcément d’aller de A à B. Parfois il faut passer par Z, et prendre des directions improbables. Je me suis cassé la gueule plusieurs fois. Mais bon. »
Jacques Lucas, entretien du 6 mars 2022

Demeures insolites #3 – La Maison sculptée 1/2


Nous arrivons au numéro 24 du le lieu dit Lessart, à Amanlis, près de Janzé, au son de la chanson Lothlorien de la bande originale du Seigneur des Anneaux . On n’aurait pas pu trouver mieux pour voir surgir du bas-côté les premières sculptures de Jacques Lucas.

Demeures insolites #2 – La Demeure du Chaos


Alors, à ta véritable question, pourquoi la noirceur?
Je te réponds simplement, quand tu verras la noirceur, réjouis-toi, car c’est le début de l’œuvre.
Thierry Ehrmann, 9 décembre 1999

Chroniques de rando #4 – Le Naïa Museum, à Rochefort-en-Terre


D’abord et avant toute chose, impossible de parler du musée Naïa sans mentionner l’incroyable femme qui lui a donné son nom. Car au Château des Rieux vivait une sorcière, qui y aurait habité entre la fin du 19e siècle et le début du 20e. On ne sait que très peu de choses sur elle, et beaucoup d’informations dont nous disposons s’appuient sur des rumeurs. Elle serait née d’un père rebouteux, dans la commune de Malansac, et son surnom vient du mot « noire » dans la langue régionale gallo. Son véritable nom, ainsi que sa date de naissance et de mort sont inconnus. Et c’est donc en hommage à la sorcière Naïa que le Museum a pris son nom.